Nous avions prévu une journée agréable de visites de sites antiques, histoire de collectionner quelques bons souvenirs.
Ce fut inoubliable, pour de très bonnes raisons, et quelques-unes très très désagréables.
Pour nos anniversaires, nous voyons les choses en grand, nous visiterons Louxor avec un guide privé et francophone, Marsy, accompagné également d'un chauffeur, Mohamed.
Un truc à savoir avant de partir, dans ces pays avec un grand décalage de niveau de vie, du moment que tu pars en visite, il faut accepter l'idée que pour les locaux
l'objectif est de te faire dépenser le plus d'argent possible, tu ne pourras pas échapper aux visites de magasins divers et variés.
En Turquie c'est les bijoux et le cuir, en République dominicaine c'est une pierre semi-précieuse, le Larimar, ici ce sera le papyrus et l'albâtre.
Je ne suis pas le plus "patient" sur ces sujets, mais il faut faire avec; et je pense m'être amélioré
Lever avant l'aurore, rendez-vous devant l'hôtel à 5h tapante. Nos accompagnants sont à l'heure. Il fait froid, 11-12°, d'après notre guide les températures sont inhabituellement basses. Nous partons en Hyunday Elantra pour 300 km.
Dans un premier temps direction Port Safaga, pour un premier Check Point, et premier petit frisson, sur l'autoroute ça roule déjà n'importe comment et très vite, il y a ceux qui restent à gauche, les camions qui roulent presque aussi vite que les voitures, Mohamed fait partie des "Pieds lourds"!
Et pour la circulation routière ça sera bien pire plus tard.
Arrivée au Check Point, c'est un point de regroupement et de contrôle pour tous les véhicules touristiques voulant traverser le désert.
L'Egypte étant régulièrement victime d'attentat, l'état déploie les grands moyens pour protéger la manne touristique.
Pendant des années, la route vers Louxor se faisait en convoi, mais il y a eu trop d'accident.
C'est parti pour 170 km de désert, principalement rocheux, sur une autoroute 2X2 voies, il paraît que la vitesse est limitée à 100 km/h pour les voitures, 90 km/h pour les petits bus, 70 km/h pour les camions.
Manifestement personne n'en a rien à faire de ces limitations.
Et ni Mohamed, ni Marsy n'utilise la ceinture de sécurité!!!
Des check-points nous en avons franchi un certain nombre, 5 ou 6. Au total, nous avons vu plus d'une centaine de militaires et de policiers.
Et franchement, je vois mal ce système être efficace, les gradés sont nonchalants, le port du pistolet est lâche, les soldats, des conscrits ont la kalachnikov posée au sol.
Le treillis est "mal" porté.
La vitesse de réaction serait lamentable.
Nos militaires de Sentinelle ont une tout autre tenue, et sont bien plus impressionnants.
A mi-parcours arrêt dans une "cafétéria", pause pipi, 50 cts d'Euro.
Au vu da la conduite à l'égyptienne, de tout ces militaires, 2ème frisson, Sylvie regrette d'être venue. ça s'arrangera plus tard.
Nous arrivons à Qena, au bord du Nil, quel contraste avec le désert, c'est très verdoyant, sur une bande de 5-10 kilomètres. Nous allons longer le fleuve sans le voir sur 80 kilomètres avant d'arriver à destination
Et vient le choc, la paysannerie est très pauvre, archaïque.
Les quelques tracteurs sont hors d'âge. Nous ferions un tabac en venant vendre le vieux Volvo ici.
Mais surtout, l'outil de base est l'âne, si si.
Et sur la route c'est le grand gymkhana, des motos, des voitures, des ânes, des piétons. Conduite au klaxon, pas rare de se faire doubler en 3ème file, des pointes à 120 km/h avec des ânes sur la gauche de la route.
Et encore quelques check-points
Après plus de 4h de route, nous arrivons à notre première destination, le temple de Karnak.
Et là LA grosse émotion, j'avais déjà connu ça, Elise Aurélien et Sylvie sauront de quoi je parle.
ça me tombe dessus d'un coup, un flot de souvenirs que je ne savais même pas avoir remontent d'un coup, toutes ces lectures dans "Tout l'univers" ou autre source en primaire et après, quand toute l'histoire antique me fascinait, et me fascine encore.
Je ne pensais jamais voir en vrai ces fameux temples. La gorge se noue, difficile de parler.
Le tsunami Hartmann remonte aussi, on a visité ensemble tellement de vieilles pierres, c'est devenu impossible.
Avec notre guide nous parcourons ce temple gigantesque, centre de la religion des pharaons, pour adorer la triade de la mythologie égyptienne: Amon-Ré, Mout, Khonsou.
3 dieux, ça rappelle quelque chose?
La construction a commencé à partir de -2000 ans avJC. Le temple couvre 25 hectares et a été entretenu, modifié, agrandit tout au long du nouvel empire, principalement de -1500 à -1000, entre autre sous Ramsès II, vers -1200.
C'était au choix, l'église, la synagogue, la mosquée de l'époque.
| Toujours le vent, frais; il est encore tôt, nous sommes arrivés avant la foule |
Le Dromos, allée des Sphynx, il y en eut 3 kilomètres jusqu'au temple uniquement dédié à Amon-Râ
| Ramsès II dans le royaume des morts, bras croisés et jambes jointes et sa reine Nefertari |
| Le lac sacré |
2 Obélisques commandités par la reine Hatchepsout |
| Scarabée de la fertilité |
Le Nil, appelé le fleuve nourricier, 500 mètres de large, 2500 m3/sec. 3 fois le débit du Rhin.
"Croisières" pour rejoindre le restaurant/buffet sur la rive Ouest
Et là commence le très très désagréable !!!
Manifestement le sandwich du petit-déjeuner ne passe pas, j'essaie juste le riz, pas terrible.
Direction la vallée des rois, visite du tombeau de Ramsès 9, et en remontant , c'est la cata, si vous entendez parler d'un touriste ayant vomit à 10 mètres de la tombe de Toutankhamon, vous le connaissez...
Une Tourista en vacances, dans l'enceinte de l'hôtel c'est juste un peu pénible, mais à 4 heures de route, c'est flippant.
Sylvie a poursuivi la visite: Ramsès 1 puis Ramsès 3.
| Maquette pour visualiser la profondeur des tombeaux |
Chez Ramsès 9
Ramsès 3
Ramsès 1
Sanctuaire des victoires de Ramsès 2
En quelques heures nous n'avons que survoler, il faut probablement toute une semaine pour voir l'essentiel.
Pas vu grand chose du retour, concentré sur l'essentiel ...
| Le papyrus |
| Des 504 partout partout |
| Une église copte; 10 à 15% de chrétiens coptes en Egypte |
Le désert, principalement de roches, étonnant, attirant, à revoir, à approfondir
Grand MERCI pour ce partage. Je comprends Pascal que l'émotion t'ait envahie ... c'est WOUAH !!! Ces constructions phénoménales, tous ces textes sculptés qui ont traversé les siècles.
RépondreSupprimerYolande
RépondreSupprimer